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Quand Stéphane Hessel Rencontre le Dalaï-Lama Toulouse 2011

17 août, 2011 (06:24) | Plus... | By: lespacearcenciel

Quand Stéphane Hessel Rencontre le Dalaï-Lama Toulouse 2011 🙂

Combattant de la France Libre, déporté, diplomate, Stéphane Hessel l’auteur du célèbre « Indignez-vous » était hier en compagnie du Dalaï-Lama à Toulouse. L’occasion pour lui d’évoquer le bonheur… mais aussi l’indignation qui va de pair pour lui avec l’engagement. Entretien.

Pourquoi vous retrouve-t-on aujourd’hui à Toulouse aux côtés du Dalaï-Lama pour cette conférence sur le bonheur ?

Il n’y a pas de bonheur sans démocratie. Le bonheur ne peut se concevoir sans le refus de l’inacceptable. Et le Dalaï-Lama, même s’il vient d’abandonner son pouvoir temporel, se bat pour la démocratie et sur ce thème, j’ai de bonnes raisons de me sentir proche de lui. J’apprécie son humanité, sa gentillesse, sa capacité à répondre aux questions. J’ai énormément d’admiration et d’estime pour ce qu’il fait.

Quant à Toulouse, c’est une ville de culture internationale qui par sa proximité avec des pays voisins, a un rôle à jouer pour les rapprochements entre les peuples !

Vous avez écrit : « Indignez-vous ! » Quel regard portez-vous aujourd’hui sur « les indignés » à travers le monde, en Espagne, en Grèce, ailleurs ?

Je suis très inquiet, car à partir du titre de mon livre, on a construit des choses différentes. Par exemple, le printemps arabe a profité de ce thème de l’indignation, et les peuples se sont opposés avec force contre leurs dictateurs. Mais ailleurs, il ne faudrait pas que l’indignation prenne la forme d’une révolte contre les démocraties, notamment en Europe : l’indignation doit être une stimulation, pour signaler que des choses ne fonctionnent pas dans la démocratie. Mais je rappelle qu’à l’intérieur de mon livre, on parle de non-violence pour lutter et s’opposer aux deux grands défis de notre société. C’est d’abord l’écart insupportable entre richesse et pauvreté, c’est ensuite une planète que l’on est en train de démolir. Les jeunes générations doivent trouver des réponses à ces défis, et les trouver dans la non-violence. En cela, le Dalaï-Lama propose un message de paix, de tolérance et de compassion.

Lorsqu’on vous voit, on se demande si le bonheur n’est pas d’avoir votre âge (93 ans !) et d’être en pleine santé ?

Sûrement ! Mais dans ma vie, j’ai connu beaucoup de souffrances et de problèmes et il est vrai que désormais, je suis arrivé à éprouver un vrai bonheur. Or, c’est seulement lorsque l’on est heureux que l’on peut apporter du bonheur aux autres : le bonheur est contagieux ! Je me promène donc avec mon capital de bonheur que j’essaye de distribuer autour de moi. Mon principal souci, c’est d’utiliser cette étape de ma vie pour répandre de la confiance autour de moi et du courage pour pratiquer l’art qu’est le bonheur !

Comment analysez-vous le rôle du Dalaï-Lama par rapport à la Chine ?

Ce que nous devons au Dalaï-Lama, c’est de défendre avec un courage exemplaire la possibilité de pratiquer une religion au Tibet. Doit-on aller plus loin ? Demander un État tibétain ? En Chine, d’autres ensembles peuvent vouloir être indépendants : mais la Chine est un État autoritaire qui ne veut pas entendre parler de dispersion. Mais cette équipe dirigeante chinoise n’est pas éternelle. Aucun pays n’est à l’abri du changement provenant de l’évolution de sa population : je souhaite que cela se fasse sans violence. Il y a toujours une manière démocratique de régler les problèmes. Mais pourquoi n’y aurait-il pas un état tibétain dans les cinquante ans à venir ? Mais il n’y a pas à s’acharner aujourd’hui face à ceux qui ont des positions radicales. Le peuple tibétain n’est pas assez fort aujourd’hui pour être en mesure de réclamer son indépendance. Il peut en revanche essayer d’obtenir que la religion soit respectée et cela peut être le résultat d’une mobilisation internationale.

La candidate socialiste Ségolène Royal publie en septembre : « Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions ». Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Mon petit livre, au titre un peu agressif, voulu par mon éditrice, tombe à un moment intéressant : en France, la démocratie existe, mais on ne sait plus très bien ce que cela veut dire ! Les citoyens se posent beaucoup de questions. Mais la question fondamentale est bien de savoir : « Est-ce que les besoins fondamentaux sont respectés ou non » et si ce n’est pas le cas, alors, c’est là qu’il faut s’indigner ! Mais ensuite, que faire ? Et c’est là que je vous annonce la sortie de mon prochain livre qui est « Engagez-vous ». Car il est assez facile de voir les problèmes là où ils sont mais ce qui est important, c’est la mobilisation citoyenne face à ces problèmes. Ainsi, nous vivons dans une société dominée par une oligarchie financière, par les bourses, les capitaux, les banques… Il faut absolument s’en débarrasser, ou bien les mettre sous le contrôle de la démocratie.

Comment peut-on agir ?

Il faut s’indigner, mais pour agir, il faut avoir des guides. Je recommande la lecture de l’ouvrage d’Edgar Morin « La Voie » : il annonce qu’un certain nombre de choses vont très mal, mais il sait aussi souligner ce qui va mieux ! Edgar Morin pointe en effet un certain nombre de choses qui sont intéressantes : l’économie sociale et solidaire, ce n’est pas si mal, l’agro-économie, c’est une bonne piste, les AMAP (association pour le maintien de l’agriculture paysanne) cela va dans le bon sens… Il commence à y avoir des bonnes choses. C’est facile de toujours critiquer tout, il faut savoir aussi reconnaître ce qui s’améliore.

Les dernières violences dans le monde, et notamment en Angleterre vous inquiètent -elles ?

Le monde est plein de périls mais il faut savoir en déceler les sources et généralement, on constate que ce sont les écarts croissants entre misère et richesses qui sont à l’origine des violences.

Dans quelles conditions avez-vous connu le Dalaï-Lama ?

C‘était lors d’une remise des prix de la fondation Roosevelt-Middelburg. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Churchill et Roosevelt avaient défini les quatre libertés de l’Atlantique : la liberté d’expression, la liberté religieuse, le droit à ne pas avoir peur, et le refus de la misère. Depuis, cette fondation remet tous les deux ans des prix pour chacune de ces libertés. Une année, c’est donc le Dalaï-Lama qui avait été récompensé, bien sûr, pour son combat pour la défense des libertés religieuses. Quant à moi, cette année-là, j’avais reçu le prix de la lutte contre la misère… Ce qui autorise mes amis à me dire que si la misère existe toujours actuellement dans le monde (et je crois que c’est le cas !) eh bien, que c’est de ma faute !

Le chiffre : 900 000

euros> budget de la visite du Dalaï-Lama à Toulouse. Ce budget va dégager un excédent de 57 000 € qui seront offerts à des œuvres humanitaires désignées par le Dalaï-Lama.

« Toulouse est une terre de conciliation des différences qui doit pouvoir jouer un rôle en Europe».

Stéphane Hessel, Résistant, déporté, diplomate, auteur de «Indignez-vous!»

Rencontre à Toulouse avec Jean-Michel Baylet

A l’occasion de sa conférence avec le Dalaï-Lama, le résistant et auteur du fameux pamphlet « Indignez-vous » Stéphane Hessel a eu l’occasion de rencontrer Jean-Michel Baylet, président des Radicaux de gauche et candidat à la primaire citoyenne.

Les deux hommes ont eu l’occasion de se rencontrer en tête à tête. Ils en ont profité pour évoquer les questions des droits de l’Homme, des libertés individuelles, mais aussi les diverses révoltes de la jeunesse à travers le monde.

Les deux hommes se connaissent de longue date et partagent un certain nombre de valeurs humanistes qui se confondent dans « l’esprit » de la Résistance aussi bien que dans « l’esprit » du radicalisme. Ils ont d’ailleurs convenu de se revoir.

Jean-Michel Baylet avait notamment remis le prix Jean-Zay, saluant un engagement en faveur de la laïcité à Stéphane Hessel en 2008, bien avant donc la sortie d’« Indignez-vous ».

Le sénateur de Tarn-et-Garonne faisait également partie de la délégation d’élus reçue par le Dalaï-Lama : « Je suis un défenseur de la laïcité et c’est justement pour cette raison que je respecte l’engagement du Dalaï-Lama même si je ne me reconnais pas dans le bouddhisme. C’est un homme admirable dans son combat non-violent pour les droits de l’Homme. C’était une rencontre sur le Tibet, essentiellement politique. »

Parmi les autres invités, le sénateur du Tarn, Philippe Folliot, salue le combat d’un homme « pour la culture et la langue du peuple tibétain ». Pour le député Gérard Bapt : « C’est un message universel qui s’adresse à toutes les consciences ». Corine Lepage, député européenne « invitée par le sénateur Jean-Pierre Plancade », salue « le combat d’un homme et d’un peuple pour sa liberté ».

Auparavant, un groupe de maires qui parrainent des villages tibétains avait été reçu :

« Rencontrer la Dalaï-Lama, c’est un merveilleux moment, explique Jean-Louis Halioua, maire de Salles-sur-Garonne (31). C’est un très grand homme, à l’instar de Nelson Mandela, Gandhi ou Luther King ! »

Avec la crise

Le père spirituel des « Indignés »

Par son pamphlet « Indignez-vous», Stéphane Hessel est devenu le père spirituel des « Indignés», qui essaiment la contestation en Espagne, en Israël, en Grèce… Une révolte engagée dans des pays où sévissent des politiques d’austérité. Les jeunes sont aux avant-postes et utilisent notamment les réseaux sociaux pour mobiliser. Voyage aux pays de l’indignation.

Espagne. Le mouvement des « Indignados », né spontanément le 15 mai d’une manifestation de citoyens, s’est très vite répandu à toute l’Espagne. Contre l’austérité budgétaire et la « corruption » des hommes politiques, ils sont environ 50 000 à défiler en juin dans Madrid et organisent des sit-in monstres à la Puerta del Sol.

Portugal. Dans la foulée, les jeunes se rassemblent à Lisbonne, pour protester contre le chômage, la précarité sociale et les excès du capitalisme.

Grèce. En juin, pour peser sur le FMI et la Banque centrale européenne, des milliers d’« indignés » manifestent à Athènes. Leur slogan : « On ne doit rien, on ne privatise rien, on ne paye rien. »

Israël. Plus loin, depuis un mois, des « indignés » organisent des manifestations historiques dans le pays, contre la vie chère et pour la justice sociale. Environ 25 000 personnes ont défilé samedi à Haïfa.

Grande-Bretagne. Les récentes émeutes seraient-elles le fait d’« indignés » anglais ? La question est posée, les émeutiers agissant par désœuvrement social et les réseaux sociaux ayant facilité leur mobilisation.

Ailleurs dans le monde. En Islande, en Allemagne, en France, etc., les indignés se structurent. Un mouvement profond, au long court, qui monte en puissance car dopé par la crise. Sources de ce Texte

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Commentaire

  • Comment de lespacearcenciel

    Posté le 17 août 2011 @ 6:50

  • ”

    Pour info,  les enseignements donnés par le Dalaï-Lama à Toulouse seront prochainement en ligne sur le site Officiel de l’évènement. A voir Ici
    Mais en attendant, voici une petite surprise
    Amicalement,
    Hugues 😉



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